Association des Familles des victimes
du 26 Mars 1962
et de leurs Alliés
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Les témoignages sur la journée du 26 mars 1962 à Alger, rue d'Isly

les civils | le corps médical | la police |

les civils

MONSIEUR ET MADAME JOBIN

Partant en retard de notre domicile, 2, rue du Cdt Dagnaux, ma ,femme a d'abord discuté avec un garde mobile en poste en haut de la rue Lacépède, lequel lui a dit : vous verrez cela sera encore pire qu' Bab-El-Oued" Savait-il quelque chose ?? Arrivant au coin de l'avenue Pasteur elle a vu un détachement de tirailleurs algériens en faction, ayant l'inscription : « W4 » (sans doute Willaya 4) sur les casques. Se joignant la foule elle est arrivée hauteur du Bon Marché, devant le photographe Delorme lorsqu'elle a entendu le début de la fusillade. Les jeunes gens du service d'ordre se trouvant l ont obligé toutes les personnes du cortège se ranger immédiatement le long des murs et des immeubles. Mon épouse a réussi , joindre la rue Généraux Morris du côté du XIX Corps d'Armée et entrer dans un immeuble d'où elle a pu, chez un locataire, nous téléphoner pour nous rassurer. Elle a ensuite gagné le Commissariat du Gouvernement Général, rue Berthezène. L , il a fallu l'intervention des agents de police pour qu'avec d'autres personnes elle puisse regagner notre domicile, les Gardes mobiles menaçant de tirer sur celles qui avanceraient vers eux" Voici ce qu'elle a pu voir et constater au cours de cet après-midi tragique du 26 mars 1962