Association des Familles des victimes
du 26 Mars 1962
et de leurs Alliés
Accueil | Nos actions | Qui sommes nous? | Témoignages | Revue de presse | video | Réactions des parlementaires | Vos réactions |

Toutes les réactions

RUDY SALLES (UDF)

10/02/2005

Il est juste que la France reconnaisse les drames qui se sont produits après le 19 mars 1962. L'horreur des morts de la rue d'Isly, le 26 mars 1962, est un douloureux exemple des massacres commis alors. Ces morts, ces blessés marqués à vie, ces familles traumatisées à jamais, doivent recevoir la reconnaissance de la nation.

Enfin, s'agissant de la qualité de « mort pour la France », cet amendement vise à concrétiser la différence fondamentale qui existe entre un drame qui met en cause la responsabilité directe du gouvernement français de l'époque et ce que ce gouvernement n'a pas voulu, n'a pas pu ou n'a pas su empêcher. Le 26 mars 1962, quelles qu'aient pu être les causes ou les prétextes du déclenchement du tir, les faits sont là. Ils sont incontournables : des balles françaises ont abattu, et souvent achevé, des victimes civiles innocentes et sans armes.

Vous avez évoqué, monsieur le ministre, la possibilité de mener plus loin l'enquête. Mais il n'est nul besoin d'enquête ou d'avis. Cette reconnaissance par la présente loi constituerait la juste réparation, purement morale - puisque cet amendement ne prévoit aucun droit à avantage de nature financière -, qu'attendent les familles détruites à jamais par ce drame.