Association des Familles des victimes
du 26 Mars 1962
et de leurs Alliés
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Toutes les réactions

CHRISTIAN KERT (UMP)

10/02/2005

Ils ont pris acte des efforts réalisés en matière de mémoire : création d'une Fondation pour la mémoire de la guerre d'Algérie, des combats du Maroc et de Tunisie - dont il conviendrait de préciser au plus vite l'organisation et les missions -, création d'un mémorial à Marseille, renforcement de l'enseignement de l'histoire de la présence française outre-mer. Mais ils éprouvent encore des inquiétudes quant au dossier des disparus et quant à la justice morale à rendre aux victimes françaises de la rue d'Isly ou d'Oran.

À cet égard, je souhaiterais dissiper un malentendu : oui, en commission, j'ai bien affirmé au cours de nos débats que, rue d'Isly, des Français étaient tombés sous des balles françaises. Ce n'était pas pour dédouaner l'État de sa responsabilité. C'était simplement pour dire : « ceux-là, tombés dans le soleil d'Alger, parce que leur courage les avait jetés dans la rue pour clamer leurs convictions, ceux-là sont tombés, par une tragédie de l'histoire, sous des balles françaises qui auraient dû les protéger, ceux-là, méritent plus que d'autres notre mémoire et notre affection. » L'un des chantiers qui vous attend, monsieur le ministre, c'est d'imaginer - rapidement - le geste fort que la nation se doit de faire en direction de ces victimes qui, plus que d'autres peut-être - même s'il faut se garder de toute hiérarchie dans la peine -, nous laissent un sentiment de culpabilité.