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2012 : En mémoire des victimes tombées lors de la fusillade, rue d'Isly à Alger
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En mémoire des victimes tombées lors de la fusillade, rue d'Isly à Alger
Les membres du Conseil d'Administration de l'Association des Familles des Victimes du 26 mars 1962,
- Guy et Joël Van Den Broeck ( fils de Georges van den Broeck)
- Pierre Gerby ( neveu de Fernand Gerby)
- Annie, Monique et Nicole Ferrandis ( soeurs de Renée Ferrandis)
- Michel Puigserver ( fils de Domingo Puigserver)
Vous convient à la cérémonie de recueillement
qu'ils organisent comme chaque année au Mémorial National de la guerre d'Algérie
Quai Branly, à Paris (7ème).
Nous vous espérons nombreux pour cet hommage
Merci de vous munir d'une fleur bleue, blanche ou rouge
que chacun pourra déposer devant la colonne centrale de ce monument où la liste de de nos martyrs identifiés à ce jour, est désormais inscrite.
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Lettre aux sénateurs du groupe PC
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le 15 juillet 2010
Lettre aux sénateurs du groupe PC
LETTRE OUVERTE
A Madame Nicole BORVO COHEN-SEAT, Sénateur, Présidente du groupe Communiste , Républicain, Citoyen et des Sénateurs du Parti de gauche et à ses 23 Collègues
Madame la Présidente,
Mesdames et Messieurs les Sénateurs,
Je ne peux laisser passer sans réagir la proposition de loi « fixant la destination du Mémorial national de la guerre d'Algérie... et relative à la mémoire des victimes de l'O.A.S.», co-signée par les 24 sénateurs constituant votre groupe, que vous avez déposée le 7 juillet dernier.
Le titre même de cette proposition trahit l'amalgame intentionnel et pervers par lequel vous cherchez à revenir sur l'hommage national enfin rendu aux Victimes innocentes tombées au cours d'une guerre tout autant civile que militaire et à interdire tout recueillement à titre privé à la mémoire du seul groupe de combattants de l'ombre objet de votre acharnement.
Chef d'oeuvre d'hypocrisie, concentré de mauvaise foi et de contre-vérités, ce texte, véritable paquet cadeau à l'organisation d'anciens combattants d'Algérie qui vous l'a peut-être inspiré, habille d'une morgue passéiste une volonté d'exclusion insupportable. Il s'efforce de culpabiliser les victimes pour tenter vainement de masquer la réalité d'un assassinat collectif, voire le justifier.
Vous l'ignorez sans doute, à moins que cela ne vous indiffère, mais l'horreur ne s'est pas bornée au massacre. Après que les nôtres aient été abattus, frappés dans le dos et souvent à terre, les familles ont dû attendre le bon vouloir des autorités pour les enterrer. Les cérémonies ont été interdites, les corps amenés au petit matin par camions militaires... Tout cela fut odieux. Sachez qu'aujourd'hui, votre attitude l'est tout autant. Elle traduit votre mépris pour notre souffrance. Sans doute y a-t-il pour vous les bons et les mauvais morts !
Aujourd'hui, ces anciens combattants que vous connaissez, voudraient continuer à enfouir le crime, cacher aussi toutes les victimes qui ont suivi le pseudo cessez-le-feu du 19 mars auquel ils s'accrochent. Pour cela, un seul moyen, les gommer, éloigner ces noms gênants du centre de la capitale pour être certains que personne ne les découvrira... Après avoir escamoté les corps, 48 ans après ils voudraient en faire autant pour les noms. Eh bien, sachez que pour nous l'hommage national, la reconnaissance du drame constitue un acompte sur réparation bien modeste au regard de ce crime odieux. Oui les noms doivent rester et resteront !
L'association des Familles des Victimes du 26 mars 1962 s'opposera par tous les moyens de droit à leur exclusion du Mémorial national ouvert par la loi du 23 février 2005 et enfin réalisé au terme de cinq années de réflexion. Le nom de chacun des Morts qui s'élève désormais sur la colonne centrale témoigne du sacrifice de ces Innocents et ouvre la voie à la cohorte de victimes d'assassinats, d'attentats, d'enlèvements qui les ont précédés ou suivis et dans des conditions atroces...
L'heure est enfin venue de la réconciliation des mémoires... et d'abord des mémoires franco-françaises. Perpétuer les oppositions, les ségrégations ne sert qu'à raviver les braises d'un feu sur le point de s'éteindre. Votre attitude, inhumaine et dictée sans aucun doute par la seule idéologie, réveille hélas bien des douleurs que j'espérais enfouies. J'avoue me faire une autre idée de la sagesse sénatoriale que vous venez de transgresser.
Croyez, Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les Sénateurs, à ma profonde déception... et à notre détermination.
La Présidente Nicole Ferrandis
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Les sénateurs du PC contre l'hommage aux vicitmes de la fusillade de la rue d'Isly le 26 mars 1962
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LE 26 mars 1962 à Alger et le Bloody Sunday
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LE 26 mars 1962 à Alger et le Bloody Sunday
L' association des familles des victimes du 26 mars 1962
note avec satisfaction que, au terme d'une longue enquête, le gouvernement anglais vient de présenter ses excuses aux familles des victimes de la fusillade du 30 janvier 1972, à Derry en Irlande. Ce jour là, l'armée anglaise avait tiré sur des manifestants pacifiques, désarmés, et cela sans sommation. Cet événement, connu sous le nom de "Blooday sunday", avait causé 13 morts.
En France, des faits identiques s'étaient produits, 10 ans auparavant: à Alger, rue d'Isly, le 26 mars 1962, des soldats français tiraient dans le dos de français, souvent à terre tentant vainement de se proteger.
Bilan officiel 49 morts et plus de 200 blessés.
Mêmes faits, mêmes circonstances, même tragédie, seul le motif de la marche pacifique était différent. En Irlande des indépendantistes manifestaient, en Algérie des Français clamaient leur attachement à la France...
Mais rien ne peut excuser une telle violence, un tel acharnement d'une troupe sur des civils désarmés.
48 ans après, l'Association des Familles des Victimes du 26 mas 1962 a enfin obtenu que le nom des victimes de ce massacre soit inscrit sur un Mémorial national. afin que nul n'oublie cet épisode douloureux. Cet affichage a eu lieu le 26 mars dernier au monument de la guerre d'algérie, quai Branly à Paris.
Si cet événement vient d'être enfin officiellement reconnu de fait, il l'a été dans la discrétion.
Les familles des victimes souhaitent que le gouvernement français prenne modèle sur son homologue britanique et présente ses regrets pour cet événement tragique de la rue d'Isly.
NICOLE FERRANDIS (Présidente de l'associaton des familles des victimes du 26 mars 1962)
(soeur de Renée Ferrandis, assassinée le 26 mars 1962 rue d'Isly
soeur de Monique Ferrandis, blessée le 26 mars et restée handicapée
soeur d'Annie France-Ferrandis blessée le 26 mars
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Accueil
Ce site a pour objet de compléter celui créé depuis quelques années par notre association. Il est essentiellement constitué de témoignages de personnes ayant vécu ce massacre. Notre seul but est d'enrayer l'oubli et de rendre justice à nos Morts trop souvent abandonnés, voire insultés...
Les victimes de la fusillade de la rue d'Isly ont un nom.
Lors du débat pour la loi pour les rapatriés en 2005, sous notre impulsion, il a longuement été question de la fusillade de la rue d'Isly. Mais aujourd'hui qu'en reste-t-il ? Des promesses sans lendemain..
En 2002, notre association a pu faire entendre son témoignage sur les chaînes de télévision. Pour la première fois, depuis 40 ans, on nous donnait enfin la parole, le film de la fusillade est passé sur les écrans; Mais le lendemain ? Personne, aucun intellectuel, aucun historien, aucune association des droits de l'homme ne s'en est ému.
Pire, certains voudraient nous faire taire. Nous sommes, nous les familles des victimes, leur mauvaise conscience. Certains voudraient nous faire taire. Nous avons choisi de parler, de hurler pour défendre les nôtres.
Notre association se bat pour que chacun sache et pour que Justice soit rendue aux êtres chers qui nous ont été arrachés.
Nous avons déposé depuis plusieurs années auprès du Ministère des Anciens Combattants une demande de plaque à sceller dans la Capitale, dans un lieu prestigieux, à la Mémoire de la centaine de Morts tombés le lundi 26 mars, rue d'Isly, massacrés pour avoir voulu conserver cette terre de France en Algérie. Sur cette plaque devra être inscrits le nom de chacune des victimes ainsi que date du 26 mars 1962 afin que chacun sache, que le passant s' interroge, que les autorités s' inclinent.
Parce qu' elles ont été sacrifiées pour leur attachement à cette terre française, nous demandons, nous exigeons cette reconnaissance. c' est le but de notre dossier remis au Ministere des Anciens combattants.
Notre association a pour vocation la défense de la Mémoire des victimes de la fusillade du 26 mars 1962.