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Actualité

26 mars 2014

CALENDRIER DES CEREMONIES EN MEMOIRE DES VICTIMES DU MASSACRE DU 26 MARS 1962, RUE D'ISLY A ALGER

  • PARIS - MERCREDI 26 MARS A 14H30 Cérémonie de recueillement au Mémorial National de la guerre d'Algérie
    quai Branly- Paris 7eme (face à l'avenue de la Bourdonnais- RER C champ de mars - tour Eiffel) contact isly26mars@wanadoo.fr
  • PARIS - MERCREDI 26 MARS A 18H30 Une messe sera célébrée en l'Eglise Saint-Nicolas du Chardonnet, 23 rue des Bernardins (Métro Maubert-Mutualité) contact : isly26mars@wanadoo.fr
  • ANGERS : 26 mars à 18h : Messe> célébrée par le Révérend père Le Pivain (chapelle Noël Pinot). Contact : anfanoma49@orange.fr
  • AVIGNON : 26 Mars : 17h00 dépôt de gerbes, stèle de l'ANFANOMA, cimetière Saint-Veran Contact : anfanoma province>
  • BRIVE LA GAILLARDE : En mémoire des victimes des massacres du 26 mars 1962 à Alger et du 5 juillet 1962 à Oran dépôt de gerbes le 26 mars 17 heures à la stèle ANFANOMA, cimetières Estavel et à 18 heures messe Eglise Notre Dame de Lourdes Contact : anfanoma province
  • CAEN : 26 MARS 9H00, dépôt de gerbes stèle ANFANOMA cimetière St Gabriel Contact : envoyer un mail
  • CLERMONT-FERRAND : 26 Mars Messe à 18H30 Eglise St Pierre des Minimes
  • DIGNE : 26 mars dépôt de gerbe stèle ANFANOMA - cimetiere de la ville
  • GRASSE : 26 MARS à 9h45 heures: Dépôt de gerbes, stèle de l'ANFANOMA, cimetière Ste Brigitte 30 MARS Messe à A 10 Heures Eglise Notre Dame des Chênes Contact : envoyer un mail
  • GRENOBLE : 22 Mars à 9h3O Messe Eglise St Pierre du Rondeau et à 11h00 : Dépôt de gerbes Cimetière des Sablons stèle ANFANOMA -
  • MARSEILLE Messe à 16 heures Eglise du Sacré Coeur Marseille contact maison des rapatriés
  • MOUGINS : 26 mars rassemblement à 17H 30 devant la Stèle ANFANOMA au Cimetière du Grand Vallon à Mougins et dépôt de gerbes Contact: envoyer un mail
  • NANTES : 30 mars messe à 10H 30, à l'Eglise Saint Pasquier de Nantes 30 mars à 11 H 30 dépôt de gerbes, stèle ANFANOMA cimetière de la Gaudinière, Contact : envoyer un mail
  • PAU : 26 Mars à 17H 30 ; dépôt de gerbes Monument aux Morts du Cimetière de Pau, Contact Marcel Alonso
  • PIERRELATTE : 26 mars à 18H dépôt de gerbes stèle ANFANOMA au cimetière Cérémonie du souvenir pour les victimes de la fusillade de la rue d'Isly à laquelle seront associées celles du 5 juillet à Oran- contact : envoyer un mail
  • Saint Seurin sur l'Isle : 26 mars 2014 à 11:h cérémonie sur la place du Général SALAN - contact : envoyer un mail
  • TARBES : 22 Mars 18 heures Eglise St Pierre et Paul- quartier d'Urac- Contact : envoyer un mail
  • TOURS : 26 MARS :10H dépôt de gerbes, stèle ANFANOMA cimetière La Salle- contact : Jules Pothier
  • VICHY : 29 MARS 17 heures Messe chapelle des missionnaires Contact M Benejean : envoyer un mail

Mars 2011Messes commémoratives du 26 mars

Mars 2011Manifestations du 19 mars 2011

Janvier 2011Nouveaux dossiers mis en ligne
L'agenda européen retient les fêtes religieuses mais oublie les fêtes chrétiennes
Non, à la nomination de M ROCHEBLOINE
célébrations nationales 2011 et 2012.

5 décembre 20105 DECEMBRE, HOMMAGE NATIONAL AUX VICTIMES CIVILES ET MILITAIRES

L'ANFANOMA invite les Adhérents de ses Sections et appelle ses Compatriotes "rapatriés à participer activement aux cérémonies organisées partout en France. Elle rappelle que la Commission "Favier", réunissant les principales associations d'Anciens Combattants a retenu cette date du 5 décembre, volontairement neutre, pour trancher le différend 19 Mars/16 Octobre. Seule l'obstination et l'idéologie animent quelques dirigeants minoritaires et les pousse à continuer à s'opposer à ce choix raisonnable. Libre à eux, mais sans présence des Autorités, d'organiser seuls, à la date qui leur convient les cérémonies associatives de leur choix.

Les Français rapatriés quant à eux se recueilleront, dans le calme et la dignité, à la mémoire des Militaires, morts pour la défense de territoires alors français et pour la protection des populations. Ils se recueilleront aussi à la mémoire de leurs Compatriotes morts ou disparus, assassinés tout au long de ces années noires, avant comme après l'indépendance de ces territoires. Ils s'inclineront aussi en souvenir de leurs Anciens qui, pour les plus chanceux, reposent dans leurs cimetières abandonnés, mais aussi à la mémoire de ceux dont les corps ont été déplacés ou, pire encore, n'ont jamais eu de sépulture. Ils n'oublieront pas non plus les Harkis et leurs proches, sacrifiés pour leur engagement à nos côtés.

Yves Sainsot, Président national


4 décembre 2010L'agence nationale pour l'indemnisation des rapatriés en danger !

Le récent remaniement gouvernemental ne fait apparaître aucune lisibilité quant à la place des Rapatriés au sein des organes gouvernementaux.

L'existence même de l'Agence Nationale pour l'Indemnisation des Rapatriés d'Outre-Mer (A.N.I.F.O.M.) est menacée. A la date de ce jour, le Conseil budgétaire de cet établissement public n'a pas été convoqué. Or l' approbation des comptes 2010 et le budget 2011 doivent être votés avant le 31 décembre 2010 ! L'ANIFOM est seule à détenir les compétences nécessaires à l' exécution de ses missions. Elle détient un patrimoine essentiel, ses dossiers contenant la mémoire vive des patrimoines et des personnes ayant vécu sur ces territoires abandonnés par décision nationale. l' archivage de ce patrimoine est en cours et représente à lui seul une année de travail. La suppression brutale de l'ANIFOM signifierait que les Français rapatriés ne constituent plus une préoccupation pour le gouvernement actuel.

Yves Sainsot, Président national


9 Août 2010Soutien à Zohra et Hamid
L'A.N.F.A.N.O.M.A., sensible à la détresse de ces enfants de Harkis, qui ont tenté vainement d'attirer l'attention des Parlementaires, déplore la brutalité de l'intervention policière qui a mis fin à leur manifestation pacifique. Elle rappelle aux Pouvoirs publics la dette d'honneur contractée par la Nation envers cette Communauté sacrifiée et leur demande d'apporter enfin une solution équitable et humaine à une situation qui aurait dû être réglée depuis des décennies.

9 juin 2010L'EXPOSITION QUI A FAIT SCANDALE A VALLAURIS ET CONTINUE DE NUIRE A PARIS

L'exposition de Mme Zineb Sedira " Ma mère m'a dit " au Musée Picasso de Vallauris, avait été fermée par arrêté du Maire le 11 mai dernier, à la demande de Harkis et d'Anciens Combattants. Sur intervention du Préfet des Alpes maritimes, estimant que le risque sérieux de trouble à l'ordre public invoqué par la municipalité n'était pas établi, le Tribunal administratif de Nice a suspendu cet arrêté le 31 mai.

Cette exposition, réalisée en 2003, constitue selon l'artiste " un travail de transmission qui n'a rien de politique et ne comporte ni provocation ni malice ". Pour preuve de bonne volonté, elle aurait accepté de supprimer le terme " Collaborateur " traduisant l'expression arabe " Harki ". Le Sous-Préfet de Grasse a déclaré avoir invité les associations " à voir la projection et constater qu'il n'y a rien d'infamant ". Le Préfet des Alpes maritimes a constaté que l'oeuvre a été " exposée plusieurs fois en France sans que cela ne pose de difficulté et a été acquise par la Cité Nationale de l'Immigration ", où elle est présentée en continu depuis 2008.

Une rapide visite à la Cité Nationale de l'Immigration nous a permis de constater que, bien au-delà du terme " Collaborateur ", déjà constitutif d'injure et de diffamation, le contenu même de la vidéo n'est qu'accumulation sans nuances d'accusations de tortures, de viols, de vols et de violences auxquels se seraient livrés les soldats de l'armée française et les Harkis contre la population civile.

L'acquisition d'un tel document à charge par un Musée National constitue un premier scandale. Sa diffusion en continu à la Cité de l'Immigration, à l'adresse d'un public ciblé par nature est un acte irresponsable. L'ensemble porte insulte à l'Armée française et à la Communauté Harkie.

L'A.N.F.A.N.O.M.A. a immédiatement protesté par courrier auprès de M Jacques Toubon, Président du Musée National, et a informé aussitôt les associations d'Anciens Combattants et de Harkis, visées au premier chef. Elle a demandé au Président de la Mission Interministérielle aux Rapatriés et au Secrétariat d'Etat à la Défense et aux Anciens Combattants d'intervenir au plus haut niveau.

Le président de l'ANFANOMA
Yves Sainsot


29 Mai 2010Mise en ligne des France-Horizon de Septembre 2009, Décembre 2009, et Janvier 2010

26 Mars 2010Cérémonie du souvenir du 26 mars 2010, quai Branly
Vous pouvez retrouver le compte-rendu, ainsi que diverses photos et témoignages, de cette émouvante cérémonie, chargée d'émotion, sur le site de l'association des familles victimes du 26 mars 1962 et de leurs alliés en cliquant ici

26 Mars 2010Alger 26 mars 1962, de la rue d'Isly-Au quai Branly Paris 26 mars 2010

Alger 26 mars 1962, de la rue d'Isly - Au quai Branly Paris 26 mars 2010

Vendredi 26 mars 2010, la liste nominative des victimes de la fusillade du 26 mars 1962 apparaitra pour la première fois sur le monument national du Monument aux Morts, érigé à Paris Quai Branly. Ainsi, les nôtres nous survivront, ils continueront à exister par delà la mort, et leur liste portera témoignage pour les générations futures.

  • 14H30 Accueil par le choeur Montjoie Saint-Denis
  • 14H50 Heure précise du déclenchement de la fusillade, les noms de nos Victimes commenceront à défiler sur la colonne centrale du monument
  • 15H Dépôt de gerbes, sonnerie aux Morts et interventions de quelques membres des familles de victimes
  • 15H20 Chacun d'entre vous sera invité à se recueillir et à déposer une fleur bleue, blanche ou rouge au pied du monument

Nous ne manquerons pas d'associer à cet hommage toutes nos autres victimes et, parmi elles, notamment celles du massacre du 5 juillet à Oran, les Harkis et toutes les autres victimes civiles et militaires tombées ou disparues pour la présence française en Afrique du Nord

Face à la dernière agression abjecte de la F.N.A.C.A. qui tente de s' opposer à cet affichage et va jusqu'au sacrilège d' attaquer nos Morts, nous devons en réponse nous retrouver aussi nombreux que possible au Monument aux Morts à Paris.

Rendez-vous, vendredi 26 mars prochain, dès 14h30, devant le Monument. Merci de vous munir d'une fleur bleue, blanche ou rouge.

Accès : Entre le pont d'Iéna et l'avenue de la Bourdonnais, à proximité de la Tour Eiffel.
Métro ligne 6 station : Bir Hakeim.
RER C station : Champs de Mars-Tour Eiffel.
Pour tous renseignements : Tél. 01 45 74 09 91 du lundi au vendredi, de préférence le matin entre 9 et 12 h.


EGLISE ST NICOLAS DU CHARDONNET, 26 MARS 2010 A 18H 30

En Mémoire des Victimes de la fusillade du 26 mars 1962 de celles de l'Oranie du 5 juillet 1962, des disparus, des Harkis une messe sera célébrée le vendredi 26 mars à 18H30 en l'église Saint-Nicolas du Chardonnet, 23 rue des Bernardins Paris 5ème - (métro ligne 10, station Maubert Mutualité)


Janvier 2010Communiqué : La FNACA s'attaque aujourd'hui aux victimes du 26 mars 1962

Par communiqué de presse du 14 janvier, le comité directeur de la FNACA "s'élève avec force contre le projet... visant à inscrire les noms des victimes civiles du drame de la rue d'Isly le 26 mars 1962 sur la colonne centrale du Mémorial national de la guerre d'Algérie. Cette initiative serait ressentie comme une véritable insulte à l'Armée française, restée loyale à l'égard des Institutions Républicaines dans cette période perturbée par les exactions de l'O.A.S. La FNACA rappelle que le Mémorial... est dédié aux seuls militaires et supplétifs "Morts pour la France"..."

Non content de tenter d'imposer la commémoration d'un cessez-le-feu virtuel, source des pires affrontements et de l'exode de plus d'un million de nos compatriotes, le Comité Directeur de cette association d'Anciens Combattants en Algérie-Tunisie-Maroc, voudrait aujourd'hui s'opposer à une mesure d'apaisement que nous attendions depuis 48 ans.

Que les civils assassinés, cibles privilégiées des affrontements sanglants qui ont endeuillé notre terre d'Algérie pendant huit longues années, aient été associés par une loi votée en 2005 à l'hommage national rendu chaque année aux combattants morts pour la France n'indigne que les dirigeants de la FNACA. Pour justifier cette position méprisable, elle utilise sans vergogne la vieille technique de la diabolisation et de l'amalgame, réveillant les vieux démons de la menace contre les "Institutions Républicaines". Elle n'hésite pas, ce faisant, à gommer les victimes tombées après le pseudo cessez-le-feu et à condamner une population innocente exclusivement soucieuse de porter secours à un quartier populaire d'Alger assiégé.

L'ANFANOMA prend acte de cette nouvelle agression contre la communauté des Français d'Algérie rapatriés, d'autant plus ignoble qu'elle touche au souvenir et au respect dû aux Morts. Elle remercie les nombreuses autres associations d'Anciens Combattants pour leur compréhension et leur soutien.

A Paris, le 21 janvier 2009 Le Président Yves Sainsot


5 Décembre 2009Les victimes du 26 mars 1962 enfin honorées solennellement

Le 5 décembre 2009, marquera désormais l'aboutissement du long combat mené par l'Association des Familles de Victimes du 26 mars 1962 et de leurs Alliés. Il aura fallu à sa Présidente, Mme Nicole Ferrandis, plus de 7 années de démarches, d'entretiens, de contacts avec les élus et leurs conseillers, avec les équipes gouvernementales et présidentielles successives. Il lui aura fallu soumettre aux Présidents de la Mission Interministérielle aux Rapatriés une suite de projets, amendés, modifiés, de rédactions de messages... Il lui aura fallu argumenter, convaincre pour enfin obtenir l'adhésion, emporter l'accord... Il aura fallu aux familles éprouvées attendre plus de 47 ans après l'épouvantable tragédie pour que la mémoire de leurs Morts soit enfin " pleinement reconnue, respectée et honorée " par la Nation.

Eh bien, voilà, c'est fait. Le 5 décembre dernier, à Paris, Quai de Branly, devant le Monument dédié aux " Morts pour la France " durant la guerre d'Algérie et les Combats du Maroc et de Tunisie, M Hubert FALCO, Secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens Combattants, prononçait un discours chargé d'émotion, rendant pour la première fois un hommage solennel et appuyé aux Victimes du 26 mars 1962, rue d'Isly à Alger. Ces victimes avaient été laissées pour compte lors de l'apposition de la plaque à la mémoire des victimes civiles françaises. Cette lacune volontaire, cette exclusion insupportable est désormais levée. La faute est réparée... L'Histoire seule jugera le crime d'Etat...

Dans quelque temps, comme l'a demandé l'Association des Familles des Victimes du 26 mars 1962 et de leurs Alliés, la liste nominative des Français d'Algérie tombés ensemble en cette journée fatidique défilera sur la colonne centrale du Monument. Seront ensuite inscrits les noms des victimes civiles françaises au fur et à mesure de leur identification.

L'ANFANOMA et FRANCE-HORIZON, qui ont soutenu de toute leur conviction cette juste cause défendue par l'Association des Familles de Victimes du 26 mars 1962 et de leurs Alliés, se réjouissent de cette excellente décision.

Yves Sainsot


17 novembre 2009 Appel de la condamnation en première instance subie par Mme Claudine Dupont-Tingaud, présidente de l’association Réagir, pour les propos indignés que l’intéressée a eu le courage de tenir lors d’une conférence publique où la colonisation française était trainée dans la boue. L’Anfanoma appelle ses adhérents et sympathisants à soutenir son amie, le 17 novembre prochain à 14h, à la Cité judiciaire, 7 rue Pierre Abélard à Rennes.

17 novembre 2009

PROCES EN APPEL-MME DUPONT-TINGAUD, Présidente de RéAgir

L'A.N.F.A.N.O.M.A. invite ses adhérents, sympathisants et lecteurs de France-Horizon du Grand-Ouest à soutenir par leur présence Mme Claudine Dupont-Tingaud, Présidente de l'association RéAgir (Résister et Agir), mardi 17 novembre à 14h à Rennes, lors de l'audience de Cour d'Appel, 3ème chambre correctionnelle.

Rappelons que le festival du Film de Douarnenez, au cours de l'été 2007, avait pour thème " Les Colonies ". Parmi les oeuvres présentées, celles de certains cinéastes avaient choqué Mme Claudine Dupont-Tingaud, Présidente de l'association Résister et Agir (RéAgir), qui avait exprimé ses sentiments dans une lettre ouverte, intitulée " j'accuse ". MM Mehdi Lallaoui, réalisateur algérien, René Vautier, cinéaste dont l'engagement nous est connu, et Olivier Lecour Grandmaison, historien qui s'est signalé à notre attention par son activité dans le combat pour l'annulation de l'article 4 de notre loi de 2005, estimant cette lettre insultante, avaient saisi la justice. Le 12 juin dernier, le Tribunal de Grande Instance de Quimper condamnait Mme Dupont-Tingaud à 4000 euros d'amende avec sursis et fixait les dommages intérêts à 1500euros pour chacune des parties civiles. L'appel porté par Mme Dupont-Tingaud sera jugé le 17 novembre.

Yves Sainsot, Président national de l'A.N.F.A.N.O.M.A., sera personnellement présent au côté de notre Amie et sera heureux de vous retrouver, dès 13h30, Place du Parlement de Bretagne à Rennes.


30 septembre 2009Le verdict tombe dans le Procès de Nicole Guiraud contre France 3 et « Les Porteuses de Feu » : Incompétence du Tribunal et Requalification de la plainte
Le titre même du documentaire diffusé par France 3 le 26 janvier 2008 constituait à lui seul une apologie du terrorisme qui a révolté notre Communauté de Français d’Algérie. Cette diffusion a valu à France 3 une avalanche de protestations qui a conduit la chaine à donner la parole au Président de la Mission Interministérielle aux Rapatriés pour traduire les raisons de notre colère. L’état-major de France-Télévisions et France 3 a ensuite reçu une délégation de plusieurs membres du Haut Conseil des Rapatriés qui ont pu exprimer leurs réactions personnelles sur une gamme allant de l’indignation à la colère. Les explications qui nous ont été apportées à cette occasion peuvent se résumer dans la formule « nous n’avions pas mesuré l’effet d’une telle diffusion et nous nous montrerons plus prudents à l’avenir ». La première faute a été, en amont, de ne pas avoir fait précéder une telle diffusion d’un commentaire explicatif et suivre d’un débat donnant la parole aux victimes. La seconde a été de ne pas recevoir indépendamment ou mieux encore associer à la délégation Mme Nicole Guiraud, l’une des victimes de ces poseuses de bombes qui milite depuis de nombreuses années – au prix de quelles souffrances - pour dénoncer l’horreur de tels actes.
Soutenue par le Comité VERITAS, conseillée et représentée par Me Courbis, notre amie Nicole Guiraud a initié une action au civil, seule voie qui lui était ouverte faute d’action pénale à l’initiative du Procureur de la République, fondée sur le préjudice moral que lui a porté la diffusion de ce documentaire. L’affaire avait été mise en délibéré à l’issue de l’audience du 2 juillet dernier.
C’est le jeudi 30 septembre, quarante-trois ans jour pour jour après l’odieux attentat, que la décision était communiquée par le greffe du Tribunal de Grande Instance de Paris (17ème chambre). Nicole Guiraud faisait part aussitôt du résultat au groupe d’amis venus à nouveau l’entourer et la soutenir dans cette nouvelle épreuve. Elle diffusait dès son retour, par le canal de VERITAS, le communiqué suivant :
« Evidemment, nous attendons que notre avocat, Me Pierre Courbis, reçoive et étudie ce jugement et nous vous tiendrons informés des suites de cette affaire. Il semblerait que le tribunal civil se soit déclaré incompétent, déboutant notre partie civile, sur la forme, mais non sur le fond. Pour le Tribunal, il s’agit d’une apologie du terrorisme. C’est ainsi que la plainte a été requalifiée, relevant désormais, de ce fait, de la juridiction pénale.
Notre avocat et ami, Me Pierre Courbis, va analyser, dès qu’il en recevra les pièces, les détails de ce jugement. »
Outre le risque de prescription inhérent à une éventuelle action publique lancée près de deux ans après les faits, nous connaissons d’expérience les réticences qui ne manqueraient pas de peser sur une démarche de nature à nuire à « la liberté d’expression », liberté à deux vitesses dans notre pays, sacro-sainte dès qu’il s’agirait de notre défense… tout au moins dans le domaine qui nous touche. La tâche s’annonce rude pour Me Courbis mais l’enjeu est important. C’est par la réédition de coups de boutoir de cet ordre qu’un jour sans doute le mur d’incompréhension d’effondrera.
 
A noter que France 3 récidivait quelques jours auparavant, le 26 septembre, sur un mode trivial cette fois, par la diffusion de « pour ma fille », téléfilm de type polar outrancier mettant en scène une caricature de famille « pied-noire »… Simple égratignure au regard de la blessure évoquée plus haut.

16 septembre 200916 SEPTEMBRE… CINQUANTE ANS DEJA
Le terrible tournant de l’allocution du 16 septembre 1959 a déjà fait couler quelques litres d’encre, en livres et articles. Ce jour-là, quinze mois seulement après la tournée triomphale du Sauveur en Algérie, le Guide jetait le masque et annonçait l’autodétermination. Près de trois années passeraient encore, sans doute les plus terribles, où le sang et les larmes couleraient en abondance, au long desquelles il obtiendrait au prix de combien de morts inutiles des soldats de France une victoire militaire gaspillée, continuerait à berner Harkis et Civils musulmans fidèles et ruserait avec les Pieds-noirs avant de leur porter l’estocade fatale, le tout avec la bénédiction d’un peuple français veule et intoxiqué.
 
Après avoir rappelé que Ferhat Abbas ne s’y était pas trompé lorsqu’il écrivait dans Le mystère De Gaulle, son choix pour l’Algérie, publié chez R. Laffont, « Dans la guerre d’Algérie, le 16 septembre 1959 marque une date historique… Le problème est virtuellement réglé », nous nous arrêterons aujourd’hui sur l’éditorial de Jean Daniel, paru dans le Nouvel Obs. du 17/23 septembre, et particulièrement sur sa conclusion :
« De Gaulle a abandonné les Harkis ; c’est son crime – et le nôtre. Tantôt par ambiguïté, tantôt par omission, il a menti aux Français d’Algérie et surtout à certains militaires : c’est sa faute. Mais il a toujours souhaité une émancipation des Algériens qui se ferait en association avec la France pendant une dizaine d’années. Il a échoué. En fait, à la fin, il atout simplement décidé de délivrer la France de l’Algérie. Il était le seul à pouvoir le faire. »
 
Pour sévère que puisse paraître l’ensemble du jugement, Jean Daniel que nous retrouvons sans plaisir, avec ses « bons » sentiments et ses analyses ambigües, se trompe toujours. Corrigeons tout d’abord l’inconvenant « et surtout à certains » militaires, relevons aussi le subtil distinguo "abandon" et "mensonge", "crime" et "faute"... Nous constatons ainsi que le prétendu pêché originel  poursuit toujours notre moraliste refoulé qui persiste à battre sa coulpe pied-noire, sans vouloir comprendre que l'abandon, fruit de la haine inextinguible que le guide nous portait, visait indistinctement les deux communautés et que le crime du 26 mars, rue d'Isly à Alger, a été le fait de la seule troupe française et a précédé le refus d'assistance qui a culminé le 5 juillet à Oran et perduré plusieurs mois...
Quant à l'échec, certes patent, il ne se limite pas à une négociation humiliante et bâclée avec le seul FLN ni à une émancipation, d'ailleurs ratée, en association avec la France. Jean Daniel conclut en effet sur le seul succès dont il crédite ouvertement le "Guide", celui d'une France enfin délivrée de l'Algérie...
Jean Daniel, "l'analyste subtil", se fourvoie à nouveau: il aurait dû préciser qu’il s’agissait d’un succès à la Pyrrhus. Il faut être aveugle - ou se voiler la face - pour oser avancer aujourd’hui le mythe d’une France délivrée de l'Algérie. Le seul résultat, tangible hélas, est celui d'une Algérie "délivrée" de la France. Une seule question demeurerait, si le constat sans appel des flux migratoires n’y apportait depuis longtemps une réponse brutale et négative, les Algériens se sentent-ils, eux,  "délivrés" de la France?
Yves Sainsot

Juillet 2009Alger, une Basilique pour un Cheval

Les travaux du métro d'Alger ont commencé sous ce qui restera pour nous la place du Gouvernement, la place " du cheval ", où avait été érigée la statue équestre du Duc d'Orléans. Cette statue est aujourd'hui à Neuilly (fort mal entretenue d'ailleurs) mais les faits sont têtus. Les recherches archéologiques menées à cette occasion ont révélé des vestiges particulièrement intéressants. Outre des caves remontant à la longue période édificatrice de la présence française, un quartier commerçant ottoman (xvie-xixe siècles), d'importants vestiges paléochrétiens et des niveaux antiques.

L'intervention est réalisée par une équipe franco-algérienne d'archéologues qui mettent en commun leurs compétences, sous la direction de Kamel Stiti (CNRA) et de François Souq (INRA). Au sud de l'emprise, dans un premier sondage, les restes du quartier des souks d'époque ottomane ont été mis au jour. Deux rues pavées distribuaient des échoppes et des ateliers d'artisans, des forges et des fours. La basilique paléochrétienne

Dans les niveaux sous-jacents, une basilique paléochrétienne a été découverte. Il s'agit d'un bâtiment de taille respectable, la nef principale atteignant 10 m de largeur. Les limites des collatéraux n'ont pu être reconnues car les murs se situent en dehors de l'emprise autorisée. Le dernier sol, qui recouvre un état primitif, est constitué d'une mosaïque polychrome qui pourrait remonter au IVe ou Ve siècle de notre ère, une série de panneaux carrés décorés de " noeuds de Salomon ". Subsiste la base d'un piédestal mouluré dans ce qui pourrait être l'abside ainsi que les traces d'encastrement de panneaux d'un chancel dans le choeur.Après l'abandon de l'édifice religieux, une nécropole a été installée dans les ruines du bâtiment.

Cet ensemble recouvre un édifice plus ancien remontant au Haut-Empire romain, dont ne subsistent que les fondations.

Au nord de l'emprise, un autre sondage a révélé un quartier d'habitation ottoman, du moins à l'origine, bâti au-dessus de maisons romaines occupées jusqu'à l'antiquité tardive. Cette basilique - qui ne se trouve plus, hélas, " sous le pas d'un cheval " - atteste contre vents, sinon marées, que la présence chrétienne, loin d'être un phénomène épisodique, a précédé l'empreinte musulmane, ce que nous savions déjà !..


Juillet 2009Eté 1962. Désespérément, ils cherchent des valises, dans les boutiques plus une seule valise, plus de stock... Les files dans les aéroports sont interminables... les quais pour prendre un bateau sont bondés.

Ils sont les vacanciers de cet été 1962, c'est le ministre que le dit. Mais ils ne partent pas au soleil, ils ne vont pas vers une destination choisie, rêvée, ils ne reviendront plus chez eux, ils fuient une terre ensoleillée, aimée, que leurs ancêtres ont fait fructifier. Dans leurs valises des souvenirs de toute une vie, des photos, des papiers de famille, et un peu de linge, juste ce qui peut entrer dans une valise Ceux qui n'ont pu acheter le précieux bagage confectionnet des ballots, des caisses. Ils sont là sous le soleil brulant, ils attendent pendant des heures, des jours, une semaine, un bateau, un avion qui les mettront à l'abri.

A l'abri mais aussi, ils ne veulent pas voir amener le drapeau bleu, banc, rouge, le drapeau français pour lequel ils se sont battus, eux, mais aussi leurs parents en 1914-1918 ou en 1939-1945. Ne pas assister à ce spectacle, ne plus vivre dans la crainte de se faire enlever, torturer, assassiner. Car depuis le 19 mars 1962, jour du cessez-le-feu, les enlèvements des français, européens ou musulmans pro-français se multiplient. Personne ne peut se croire à l'abri. L'armée, restée en place mais consignée, ne fera rien - sauf initiatives individuelles - pour protéger cette population. Les Français d'Algérie le savent désormais. N'est-ce pas une troupe française qui a commis le massacre de civils le 26 mars, rue d'Isly à Alger ? Gendarmes mobiles et CRS qui naguère, au quotidien perquisitionnaient les appartements des pieds-noirs sans pudeur, sans mesure, l'insulte aux lèvres, assistent désormais impavides à l'exode. Non, ils n'aideront pas leurs compatriotes, bien au contraire....

Cet acharnement, cette persécution, sont venus à bout de la résistance psychologique des pieds-noirs. Ils partent, ils fuient, l'horreur, le souvenir de la rue d'Isly sont là pour leur rappeler qu'il n'y a rien a attendre de bon d'une armée qui tire sur ses enfants. C'est ce 26 mars qui a précipité aussi le départ des Algérois.... A Alger, à Oran, à Bône, les enfants attendent avec leurs parents, ils ont soif, ils ont faim. Ils attendent assis, ou couchés par terre. Ils attendent d'embarquer pour un voyage sans retour vers une destination où personne ne les attend, où personne ne les veut. Pour ceux qui auront la chance d'embarquer, ce sera toujours le même spectacle. La côte qui s'éloigne et, sur le bateau, le silence angoissant, les yeux embués de larmes rivés vers les côtes, la gorges nouée par le chagrin. Graver au fond de la mémoire les images de la ville qui s'estompe, regarder une dernière fois ce pays, leur pays... Une dernière fois...

La nuit sur le bateau ne sera pas facile, ils s'entasseront, dormiront où ils pourront. Ce ne sera pas la faute des commandants de bord. Non, eux feront de leur mieux, enfreignant toutes les consignes de sécurité, embarquant bien souvent très au-delà de la capacité du bateau.. Oui mieux vaudra un pont, mieux dormir sans couverture par cette nuit, humide et froide. Partir... Une chance que n'auront pas tous les Oranais, car c'est le même spectacle aussi dans la seconde ville d'Algérie, la seule majoritairement européenne. Ils s'agglutinent sur les quais, s'entassent dans les files interminables vers La Sénia. Beaucoup, qui n'auront pu embarquer et seront encore présents le 5 juillet, le paieront de leur vie. Arrêtés, torturés, éventrés, dépecés, pendus à des crocs de boucher, jetés à la décharge ou enlevés, ils disparaitront à jamais, parfois par familles entières. Et tout cela face l'indifférence la plus totale des médias, à leur silence complice... Seuls quelques journaux, soyons justes, donneront écho à leur douleur, à leur souffrance, accompagneront longtemps, fidèlement, leur adaptation forcée... C'est l'été en métropole aussi. Quelques Justes se dévoueront certes pour participer à l'accueil. Mais pour les autres, tous les autres, ignares, hostiles ou intoxiqués, ils remplissent leurs valises, les trains aussi... Ils partent, eux, en vacances, sûrs de revenir, de retrouver leur chez-soi, leur confort et leur indifférence...

Nicole Ferrandis

6/7 Juillet 2009Martyrs de Tibehirine

Les 6 et 7 juillet dernier, les quotidiens Le Monde et Le Figaro ont publié le témoignage du général François Buchwalter, ancien du S.D.E.C. puis de la D.G.S.E., attaché de Défense en Algérie de 1995 à 1998 et aujourd'hui âgé de 65 ans, appelé à témoigner le 25 juin à Paris, devant M Marc Trévidic, le juge d'instruction chargé de l'enquête, à la suite du juge Jean-Louis Bruguière. Ouverte tardivement par l'Etat français, en 2004, à la demande de la famille de l'un des moines disparus et d'Armand Veilleux, ancien procureur général de l'ordre cistercien trappiste et aujourd'hui partie civile, assistés par l'avocat Patrick Baudouin, l'enquête est à nouveau relancée, treize ans après le massacre.

Les sept moines avaient été enlevés, dans des circonstances restées assez mystérieuses, dans la nuit du 26 au 27 mars 1996, et disparu de leur monastère, près de Médéa, en Algérie. Leurs corps n'avaient été retrouvés que le 31 mai, selon la version officielle. Le père Armand Veilleux avait exigé de voir les dépouilles. Il déclare avoir alors rencontré de nombreuses résistances et dû insister auprès de l'ambassadeur de France qui " voulait que je lui promette de ne rien dire, en arguant du fait que ce serait un déshonneur pour l'Algérie." à l'hôpital, le père Veilleux a fait ouvrir les cercueils pour identifier les religieux. Il a constaté qu'il n'y avait que les têtes, " comme momifiées" et dont l'une "n'avait pas de menton". Les têtes furent inhumées à Tibéhirine... Rappelons que le journal italien La Stampa publiait le 6 juillet 2008 un article démontrant que l'enlèvement des moines avait été planifié par des militaires algériens "déviés ". Les islamistes ne représentant que la "main-d'oeuvre" de l'opération, planifiée pour montrer le danger que représentait la déferlante islamique, de manière à provoquer l'indignation internationale. Dans sa déposition, le général Buchwalter affirme qu'en mai 1996, lors d'une mission dans l'Atlas blidéen, deux hélicoptères de l'armée algérienne ont mitraillé un bivouac, croyant qu'il s'agissait d'un groupe islamiste armé, car la zone était supposée être vide. " Ils se sont ensuite posés. Ils ont découvert qu'ils avaient tiré notamment sur les moines. Les corps des moines étaient criblés de balles "... La mise en scène macabre aurait donc eu pour objet principal de masquer une bavure. Le black-out a été observé, tant bien que mal, de part et d'autre. Du côté algérien, le démenti le plus formel est bien évidemment opposé.

Ajoutons que le général Buchwalter n'exclut pas que les autorités algériennes aient été impliquées dans le meurtre mystérieux de l'évêque d'Oran, Mgr Claverie, tué dans l'explosion d'une bombe le 1er août 1996, deux mois à peine après la " découverte " des têtes décapitées, au bord d'une route... Moyen radical de faire taire un Prélat connu pour son indépendance d'esprit et sa liberté d'expression... " Algeria, tierra del sol, de fuego y sangre ! "


5 juillet 2009Interdiction de Recueillement levée, l'Etat sévèrement condamné

Par deux fois, en 2006 et 2007, la cérémonie de recueillement prévue à Paris, devant la tombe du Soldat inconnu, à l'initiative des Anciens du Lycée Lamoricière d'Oran et autorisée par le général gardien de la Flamme avait été interdite par le Préfet de Police. Le prétexte fallacieux invoqué par le Préfet Mutz, aujourd'hui en retraite, était le risque supposé de trouble à l'ordre public en raison des menaces proférées et de la confusion volontairement entretenue par quelques professionnels de l'intoxication et de la désinformation entre cette cérémonie de recueillement à la mémoire des victimes du 5 juillet 1962 et un prétendu hommage à l'O.A.S.

Rappelons que l'ANFANOMA s'était fermement élevée contre cette décision d'interdiction et que les Présidents Yves Sainsot et Nicole Ferrandis étaient chaque fois présents sur les lieux en témoignage de soutien aux organisateurs. M Jean-Pierre Rondeau, alors Président d'A.L.L.O., avait chargé Me Naviaux de demander l'annulation de ces arrêtés et de condamner l'Etat à verser des dommages intérêts à l'association. Le nouveau Président d'A.L.L.O. a poursuivi l'action engagée et le Tribunal administratif de Paris (3e section, 2e chambre), en audience du 6 mai et lecture du 20 mai a tranché, Mle Sauvageot étant rapporteur et M Delbèque rapporteur public. Des "Considérants" que nos Lecteurs apprécieront à leur juste valeur Tant la faiblesse de l'argumentation préfectorale apparaît confondante Les juges relèvent en effet, dans le cas de l'interdiction 2006, que le Préfet de Police " se borne à souligner qu'un match de football de coupe du monde se déroulait le même jour " et, dans le cas de l'interdiction 2007, qu'il " se borne à alléguer que la manifestation envisagée s'inscrivait dans un contexte de niveau élevé de menaces terroristes suite aux tentatives d'attentat à Londres le 30 juin 2007 "...

Les juges décident très logiquement, mais forcément a posteriori :

  • Article 1er : l'arrêté est annulé
  • Article 2 : l'Etat versera la somme de 500 € à l'association, au titre de l'article L 761-1 du code de justice administrative

La véritable victoire, nos Lecteurs l'auront bien compris, est que cette année, les cérémonies organisées à Paris ont pu se dérouler dans la paix et le recueillement, aussi bien à l'Arc de Triomphe qu'en la chapelle Saint Dominique au cours d'une messe émouvante dite par Mgr Pierre Boz, Exarque patriarcal des Melkites catholiques, à la demande de notre ami Gérard Garcia, Président de l'Association des Amis d'Algérianie et avec le soutien du C.L.A.I.R.-R.


3 juillet 2009Les problèmes des Rapatriés au creux de la vague? LA DELEGATION ACCORDEE à M HUBERT FALCO, DE NATURE à INQUIETER OU RASSURER ? Au stade actuel et en l'état de nos informations, aucun signe de nature à nous permettre de rassurer nos compatriotes ne nous est encore parvenu. Bien au contraire : la rencontre entre M Eric ETIENNE et notre groupe démissionnaire du Haut Conseil des Rapatriés n'a laissé aucune ouverture. La délégation du traitement des questions " Rapatriés " au Secrétariat d'Etat à la Défense et aux Anciens Combattants, assisté il est vrai des services de la Mission Interministérielle, notifiée par arrêté du 3 juillet dernier apparaît à ce jour comme une régression dans l'importance qui leur est accordée. La nomination d'une conseillère spécialisée pour les questions Rapatriés, Mme Odile Froument, sans que son rôle soit précisé par rapport aux services de la M.I.R., suscite quelques interrogations Nous ne pourrons nous prononcer que lorsque l'entretien que nous avons sollicité auprès de M Hubert Falco, Ministre et Maire de Toulon désormais en charge de ce département ministériel, nous aura été accordé. Le prétexte de la trêve estivale ne nous a pas convaincus. Mais nous donnerons, comme il se doit, et à double titre, "la parole à la Défense "...

2 juillet 2009Documentaire "Les Porteuses de Feu", le procès par Nicole Guiraud

Nos lecteurs n'ont pu oublier, s'ils ont eu le cran de le regarder, ce documentaire, diffusé par France 3 le 26 janvier 2008, qui avait blessé notre Communauté, légitimement choquée par son inhumanité et sa partialité outrancière. Notre Président, Yves Sainsot, au sein d'une délégation du H.C.R auquel il appartenait encore, n'avait pas manqué alors d'exprimer son indignation, "sa rage froide" devant l'état-major de France-Télévisions mobilisé pour la circonstance.

Il avait exprimé son profond regret que Mme Nicole Guiraud n'ait pas été associée à cette rencontre.

Ce refus de dialogue ne pouvait que renforcer la détermination de notre amie qui, assistée de Me Courbis, son avocat, a décidé de poursuivre en justice France-Télévisions et la société de production. Le 2 juillet dernier, une bonne trentaine de représentants associatifs, d'amis ou de sympathisants, venus souvent de loin, silencieux, émus, se pressaient autour de Mme Guiraud, courageuse et digne pour l'assister dans son combat difficile.

Car combien il est difficile de se battre face à des juristes dont la profession exclut les sentiments, alors qu'après avoir été amputée dans sa chair on vient d'être à nouveau blessée profondément dans sa conscience et sa sensibilité.

Combien il est difficile de revivre une fois encore les instants douloureux imprimés à jamais et d'entendre opposer l'argutie à la douleur.

Dans sa longue plaidoirie, convaincante, brillante et solidement étayée, Me Courbis s'est efforcé de contourner le piège de l'incompétence tendu par la défense, refusant de se laisser enfermer dans la seule apologie de crime de guerre. Il a démontré le préjudice moral porté aux victimes du terrorisme et en l'espèce notamment à Mme Guiraud par la négation même de l'existence des victimes dans un document centré sur les seules actrices sulfureuses de cette scène macabre. Mais, pour l'un des avocats de la défense, Mme Guiraud " n'était tout de même pas obligée de regarder la télévision ce soir-là ".... Pour un autre, il s'agissait d'une simple " contribution à l'histoire "...

A noter que Mme Guiraud a décliné l'offre du Président du Tribunal de s'exprimer devant les juges. Elle s'est bornée à exprimer sa confiance en son avocat. Et combien avons-nous compris son refus...

Ajoutons aussi que Mme Castro, productrice du documentaire réalisé par Faouzia Fekiri, a exprimé à Mme Guiraud ses regrets personnels de l'avoir blessée. Regrets tardifs, mais regrets tout de même...

Ironie du calendrier, l'affaire a été mise en délibéré et sera jugée à la rentrée, le 30 septembre 2009, date anniversaire de l'attentat du Milk-Bar...

Cinquante-trois ans après le crime épouvantable !


25 juin 2009

Retraites GROUPAMA

Remercions une nouvelle fois M Georges Haack, Vice-Président de l'ANFANOMA et Délégué pour son activité inlassable en faveur de nos Compatriotes rapatriés. Nos lecteurs trouveront ici quelques uns des points les plus importants de cette réunion tenue au siège de Groupama à Paris La Défense.

En préambule, M G. HAACK, intervenant au nom de l'ANFANOMA a renouvelé avec force la demande formulée régulièrement par son association de suppression définitive de la forclusion échue le 31 Décembre 2009. Il rappelle que l'article 3 a prévu que la commission de suivi du régime doit se réunir deux fois par an, ce qui n'est plus le cas depuis un certain temps.

PRESENTATION DU RAPPORT SUR LES COMPTES 2008

Il n'appelle aucun commentaire particulier. Les éléments notables sont les suivants : Fin 2008, le montant du fonds collectif s'élevait à 7,0 M€ . Les provisions mathématiques des restes en cours à 66,4 M€.

A noter une légère sous mortalité constatée au 31.12.2008.

TAUX DE REVALORISATION DE L'ALLOCATION SPéCIALE DE RETRAITE

La commission de suivi est informée de la décision de la commission paritaire du 18 mars 2009 de revaloriser les rentes de 1,00 % (correspondant à la variation de l'indice des prix INSEE hors tabac sur le groupe " ensemble des ménages "). M G. HAACK revient sur la demande de l'ANFANOMA portant sur une valorisation conséquente de la rente, rappelant que cette demande est faite pour compenser une valeur du point fixée, à l'origine, en 1998, par un excès de précaution, à un niveau des plus bas, compte tenu que la population bénéficiaire devait être de l'ordre de 79000 personnes.

PRESENTATION DU PORTEFEUILLE DES RENTIERS

nombre de rentiers au 31.12.2008 : 13437 dont 7208 femmes ; nombre de décès au cours de l'année : 329 ; rente moyenne annuelle en 2008 : Hommes 488 € - Femmes : 432 € ; âge moyen des rentiers au 31.12.2008 : 79,7 ans - Sur les 13437 rentiers, il y avait : Algérie (03.07.1962) : 2387 personnes ; Madagascar (01.07.1960) : 220 personnes ; Maroc (02.03.1956) : 4114 personnes ; Tunisie (20.03.1956) : 3395 personnes ; Vietnam (20.07.1954) : 193 personnes ; Autres (20 pays) : 3128 personnes

A noter que le nombre de rentiers " Algérie " tend à diminuer. Il était de 2465 au 31.12.2007.

POINT SUR L'OPERATION "LEVEE DE FORCLUSION" AU 31 DECEMBRE 2008

stock initial : 2234 dossiers ; nombre de dossiers envoyés : 4481 ; nombre de retours de dossiers : 2444 ; nombre de dossiers traités : 3146 ; stock au 31.12.2008 : 1532 dossiers ; nombre d'accords en 2008 : 847 ; nombre de refus : 1534 ; nombre de dossiers incomplets : 765 Grâce aux moyens informatiques et humains mis en oeuvre, le service forclusion a pu réduire sensiblement ses délais de réponse qui sont, à présent, de 3 mois. Le taux d'accords est en légère augmentation.

On constate une demande plus importante des Rapatriés hors Algérie, lesquels à défaut d'une retraite complémentaire ARRCO par une extension de la loi de généralisation, se rabattent sur cette très modeste allocation complémentaire, justifiant ainsi, la demande de l'ANFANOMA de voir supprimer définitivement la forclusion.


26 mai 2009Agence Nationale pour l'Indemnisation (ANIFOM)

Le 26 mai dernier, une importante séance du Conseil d'Administration de cet établissement a été tenue.

Le point au 1er mai sur le nombre de dossiers d'indemnisation en instance a fait apparaître qu'il restait environ 300 dossiers en cours de paiement en exécution des dernières dispositions législatives. Sur les 91 000 dossiers instruits, 73 000 ont été satisfaits, 16 000 rejetés et 399 étaient encore en cours d'instruction avant décision.

L'A.N.I.F.O.M. signale que de nombreuses relances sont restées sans réponse et ont dû être classées, les héritiers n'étant pas connus ou n'ayant pu être joints.

A notre demande, la question sur le devenir de l'A.N.F.O.M. a été posée de façon pressante. La réponse obtenue a été " aucune décision de suppression n'est envisagée pour le moment ". Et à la question posée sur le budget 2010, le représentant des Finances a répondu que l'étude était en cours mais sans avancer de chiffres.

Le maintien de cette Institution permet d'espérer l'adoption de dispositions législatives correctrices des lacunes, oublis et insuffisances maintes fois signalées. Sa suppression traduirait la volonté politique de clore le dossier sans le régler...


8 mai 2009La Nartelle, Les Héros oubliés

Le 8 mai, le chef de l'Etat, s'était déplacé à La Nartelle, sur les lieux mêmes du débarquement de Provence, acte symbolique fort et choix judicieux.

Nous avions toutes raisons de nous en réjouir. Le discours commence bien : " Les troupes de débarquement sont américaines et sont françaises... ", rétablissant l'importance du rôle trop souvent oublié et soulignant la participation active des soldats français. Il poursuit : " parmi elles, je veux leur rendre un hommage particulier, il y a les Spahis, il y a les Tabors marocains, il y a les Tirailleurs sénégalais "... Très bien, l'Armée d'Afrique est bien là, partiellement représentée, sinon nommément citée. La chute, hélas est rude : " Les troupes coloniales montrent un courage admirable... Ils se battront pour la France comme s'ils se battaient pour la Mère Patrie. "

Patatras ! Une fois de plus, les Pieds-noirs sont manifestement absents de l'hommage rendu alors qu'ils se chiffrent à égalité avec les " Indigènes ", aussi bien quant au taux de mobilisation qu'à celui des pertes subies, ce qui proportionnellement porte leur sacrifice à un niveau très supérieur.

L'outrage atteint également les " Indigènes " eux-mêmes, qui étaient aussi des Français comme n'a pas manqué de le souligner à juste titre le film diffusé largement sur les écrans nationaux.

Oubli ? Maladresse ? Pas même...

Simple appel du pied lancé par delà la Méditerranée. Dommage ! Une fois de plus, une fois de trop !

Quand à la devise finale " Ne plus haïr mais ne rien oublier... Pour demain, ne pas subir ", nous la faisons notre, sans réserve.

Yves Sainsot

avril 2009

Après deux années de présidence, le Bilan "Rapatriés" Deux années après les promesses électorales, confirmées par deux engagements écrits du candidat, à la veille de son élection à la présidence de la République , il apparat bien naturel de dresser un point d'étape des réalisations concrètes dont la mise en oeuvre repose pour l'essentiel sur l'action gouvernementale, sous l'impulsion de la présidence de la République.

Nous reviendrons bien entendu en détail sur chacun des points que nous allons évoquer et sur d'autres qui ne peuvent être traités aussi brièvement.

Deux thèmes essentiels se détachent clairement ; ils suscitent bien des interrogations : ce sont ceux de la repentance et du 19 mars 1962. Nous examinerons ensuite les principaux dossiers mémoriels avant d'aborder les questions de réparations matérielles. Repentance : " mon premier engagement est de ne jamais sombrer dans la démagogie de la repentance " ou " au peuple de l'ancien empire français, nous devons offrir non l'expiation mais la fraternité ". La réalité est bien éloignée, en dépit des (ou grâce aux ?) grands écarts (d'équilibre comme de langage) de nos différents ministres. Commémoration du 19 mars 1962 : " il n'est pas question que le 19 mars soit une date officielle de commémoration. Il est arrogant de condamner ou mépriser la douleur qui fut la vôtre " ou " c'est par respect pour vous que je n'accepterai pas que la date officielle de la commémoration de la guerre d'Algérie soit celle d'un cessez-le-feu, qui de surcroît n'a pas été respecté ". Là encore, les dérapages ministériels abondent.

Au plan mémoriel, parcourons les principaux thèmes : Mémorial : " le mémorial (pour la France Outre-mer) devra être inauguré (à Marseille) en 2009 et les associations de Rapatriés ont vocation à participer au comité de pilotage ". Sur ce point aussi, nos lecteurs savent que le projet est abandonné ou au mieux mis en veilleuse. Fondation pour la mémoire de la guerre d'Algérie ou Monument national à tous ceux venus d'Outre-mer : ces engagement, assez flous, ont du mal à voir le jour pour le premier et semblent oubliés pour le second. Réparations dues aux victimes civiles : " outre la mémoire due aux disparus, je souhaite que les victimes françaises innocentes de cette guerre, jusqu'à l'indépendance, et je pense tout particulièrement aux victimes du 26 mars , se voient reconnaître la qualité de " Morts pour la France " et que leurs noms figurent sur une stèle officielle ". Pour les Disparus, seuls les travaux de recherches se poursuivent lentement mais se heurtent à l'inaccessibilité des archives de l'armée et de la gendarmerie. Quant aux autres victimes - et notamment à celles du 26 mars 1962 - les barrages ne manquent pas... Cimetières : " je proposerai que la participation de l'Etat au fonds de concours pour la réhabilitation des cimetières français en Algérie soit doublée ". L'engagement financier a été tenu mais les saccages et profanations se multiplient dans ce pays où l'ordre a cédé la place à la brutalité la plus anarchique.

Au plan des Réparations matérielles, nous nous limiterons aujourd'hui aux thèmes du désendettement et de l'indemnisation : Désendettement : " pour les rapatriés ou (leurs) enfants mineurs qui n'ont pu bénéficier du dispositif C.N.A.I.R., je donnerai des instructions et des moyens aux préfets pour qu'ils puissent intervenir en faveur de la sauvegarde du toit familial ". C'est indiscutablement le domaine où des avancées - malgré obstacles et insuffisances - ont été réelles. Indemnisation : " le dossier de l'indemnisation n'est pas clos. Je souhaite que nous parvenions à clore votre dossier dans la dignité et le respect. La France a eu raison juridiquement, elle a eu tort moralement. Je veux qu'une commission indépendante établisse précisément un état des lieux... notamment sur les taux d'indemnisation... J'attends qu'elle nous présente des propositions et un calendrier pour régler le dossier avant la fin de l'année 2007. Et nous prendrons les mesures dans le cadre du budget pour l'année 2008 ". C'est tout aussi indiscutablement l'une des principales pierres d'achoppement. Constatons très simplement que le Conseil économique et social n'a pas rempli la mission confiée...

Ce bilan est maigre, voire squelettique, disons-le clairement. Même des mesures qui n'impliquent aucune charge financière n'ont reçu aucun commencement d'exécution. Il est temps, grand temps que soient adoptées rapidement quelques unes des dispositions propres à rassurer notre Communauté. Puisse notre appel être entendu, la confiance est à ce prix !

Yves Sainsot

3 avril 2009Agence Nationale pour l'Indemnisation (ANIFOM)

Le rapport de la Cour des Comptes avait préconisé la fermeture de cet Etablissement public administratif, créé par l'article 31 de la loi n°70-732 du 15 juillet 1970, qui a, jugeait-il bon de rappeler, de 1970 à 1997 instruit les dossiers d'indemnisation des rapatriés et versé une somme globale de 14 milliards d'euros (valeur 2002), représentant 58% de la valeur des patrimoines concernés (lire " indemnisables "). L'activité de l'agence diminuant, l'exécution totale ou partielle d'accords internationaux lui a été confiée. L'ANIFOM a ainsi été chargée de la répartition de l'indemnité versée par le Zare en 1990, par l Cambodge et Madagascar en 2001 ; elle a également apporté son expertise à la mise en oeuvre des accords immobiliers franco-tunisiens de 1984 et 1989 relatifs aux cessions de biens détenus par des Français. (avec le succès que nous connaissons !). Mais elle a aussi attribué aux victimes de l'invasion du Kowet les fonds de la commission de compensation des Nations Unies et opéré le dédommagement des biens français détenus en Russie.

La Cour note avec satisfaction que la cessation effective de l'activité de l'agence est prévue pour le 1er semestre 2009, le reclassement du personnel étant en cours ".

La Cour notait par ailleurs que l'intervention de la loi du 23 février 2005, qui prévoyait d'ultimes réparations (sic !), notamment la restitution des sommes prélevées sur les indemnisations avait retardé l'effectivité de la mesure. Selon ses constatations, à la fin d'avril 2008, demeuraient en instance environ 7 000 demandes pour une valeur estimée de 20,6 M€. La loi susvisée prévoyait également l'indemnisation forfaitaire des Français non fonctionnaires dont la carrière avait souffert de condamnations ou sanctions amnistiées, liées aux évènements d'Afrique du Nord, à la guerre d'Indochine ou à la Seconde guerre mondiale ; l'ANIFOM qui avait instruit 379 dossiers et pris 67 décisions concernant 150 personnes, détenait encore, à la date considérée, quelques dizaines de dossiers. S'y ajoutait le contentieux issu des anciennes missions de l'agence. L'ensemble de ces tâches était assuré par 46 agents (à noter que les effectifs de l'ANIFOM qui avaient atteint 1200 agents en 1978 étaient réduits à 82, fin 1997). Soulignons toutefois que la Cour n'a pas manqué d'insister sur la nécessité d'apporter le plus grand soin à la sauvegarde des archives de l'ANIFOM qui retracent l'histoire du patrimoine français outre-mer et constituent une source majeure au regard du devoir de Mémoire (regrettons qu'elle n'ait pas ajouté " et de réparation " !).

La forte inquiétude qu'a soulevé légitimement la diffusion de ce rapport nous a conduit à interroger immédiatement le Président de la Mission Interministérielle aux Rapatriés qui nous a répondu par courrier du 3 avril " je puis vous assurer que contrairment aux annonces alarmistes de certaines asociations, ni le Président de la République, ni le Premier ministre, n'ont souhaité proceder à la fermeture de cet établissement auquel nos compatriotes rapatriés demeurent très attachés "

Toutefois, de lourdes menaces continueraient de peser si l'adoption de mesures de réparation devait tarder. Comme nous l'écrivions à Matignon le 1er mars dernier "L'ANIFOM détient un savoir faire expérimenté et une mémoire précieuse. Il serait extrêmement dommageable que cet établissement disparaisse. Nos compatriotes ne manqueraient pas d'y voir le signe tangible de non-respect de promesses qui engagerait la responsabilité directe du Chef de l'Etat.


2 avril 2009Démission du HCR -Message adressé à la Communauté des Rapatriés

La démarche, que nous avons menée en groupe au sein du H.C.R. faute d'avoir obtenu la convocation d'une séance plénière, avait pour objectif de contraindre le gouvernement à s'intéresser enfin aux revendications, morales et matérielles, des Rapatriés et à amorcer la mise en oeuvre des engagements du candidat devenu Président de la République, exprimés à Toulon en mars, à Paris en avril 2007 et confirmés par courriers des 6 et 16 avril.

Le constat est clair : le Premier ministre ne nous a pas reçus et ne nous a pas même fait transmettre un message de nature à nous rassurer. Bien au contraire, tout démontre dans le comportement et les actes de quelques uns de ses ministres une claire hostilité à nos attentes ; nous n'en voulons pour preuve que l'incitation à participer aux cérémonies associatives du 19 mars qui, malgré le langage musclé tenu à M Bockel par la délégation HCR à laquelle plusieurs d'entre nous participaient, a permis à un membre du gouvernement de s'afficher aux côtés de la FNACA, sous l'Arc de Triomphe à Paris...

Notre démission n'est que la conséquence directe de cet état de fait.

En notre qualité de membres du Haut Conseil des Rapatriés, instance consultative d'avis et de propositions au Premier ministre, nous avons estimé ne plus pouvoir assumer face à ce gouvernement le rôle d'alerte, d'orientation, d'aiguillon que nous avons tenu contre vents et marées, par sens du devoir, face à des interlocuteurs politiques généralement peu enclins à nous écouter et malgré les critiques, parfois acerbes, d'une fraction de nos compatriotes.

De la part des médias, largement informés par nous, l'absence d'écho ne surprendra personne.

Dans notre communauté, les adhérents de nos associations respectives, tenus régulièrement au courant des difficultés rencontrées, et nombre de nos partenaires associatifs habituels ont accueilli très favorablement notre décision.

Quant à la polémique suscitée par les manoeuvres d'un sergent-recruteur improvisé, en quête de onze comparses crédules ou indélicats, " guerriers " de la onzième heure, elle a rapidement tourné au foisonnement de propositions aussi séduisantes qu'irréalistes. Saluons au passage la dignité du refus de nombre des personnalités contactées.

A tous nos compatriotes qui, de bonne foi, prônent l'Union et se préoccupent de Stratégie, nous adressons le message suivant :

  • l'Union commande - même si notre décision apparait trop tardive aux yeux de certains - de témoigner massivement de votre solidarité avec notre démarche : auprès des Pouvoirs publics et de leurs conseillers à Matignon et à l'Elysée, comme auprès du Président de la Mission Interministérielle aux Rapatriés et du Président du Haut Conseil des Rapatriés, comme enfin auprès de nos collègues du H.C.R..
  • la Stratégie consiste à concentrer nos efforts pour obtenir du gouvernement, jusqu'alors demeuré sourd à notre appel, qu'il mette en oeuvre tous les engagements du Président de la République et certainement pas à tenter de revitaliser une instance que notre départ massif décrédibilise.

Il ne nous appartenait pas de prendre l'initiative dans ce domaine où notre qualité de juge et partie nous aurait été reprochée. Est-il encore temps aujourd'hui ? A vous d'en juger...

Sachez en tout cas que nous avons agi en conscience, en occupant un siège tant qu'il nous aura été possible de le faire comme en claquant une porte quand la dignité nous l'a commandé, avec amertume certes, mais sans regret.

Sachez aussi que nous n'abandonnons pas le combat pour autant. Nous recentrons aujourd'hui nos efforts, au sein de nos propres associations dont nous tenons notre légitimité, vers les parlementaires... Puis viendront les échéances électorales...


Jeudi 26 Mars 2009Messe, à Paris,en mémoire des victimes de la fusillade du 26 mars 1962, rue d'Isly, à Alger

A Paris, la messe rassemblait encore un millier de Fidèles L'Eglise Saint-Nicolas du Chardonnet ouvrait largement ses portes, comme chaque année, pour accueillir les Fidèles du Souvenir venus encore, parfois de très loin, pour se recueillir à la Mémoire des Victimes de la tragédie du 26 mars 1962.

Cette cérémonie associait bien entendu les Morts du 5 juillet en Oranie et l'ensemble des victimes tuées ou disparues pour leur attachement à l'Algérie française.

M Renaud Bachy, Président de la Mission Interministérielle aux Rapatriés, accompagné de son chef de cabinet M Jorant, et de nombreux responsables associatifs avaient tenu à être présents à nos côtés. Dans le choeur avaient pris place les quinze fidèles porte-drapeaux, qu'il nous est impossible de tous citer et notamment celui du Cercle national des Combattants, accompagnant le Colonel Cuignache, celui de l'Union Nationale des Combattants, accompagnant le Président Hugues Dalleau ou celui des Forces de Police Auxiliaires, accompagnant le Président Goudjil. Sur le parvis, à l'issue de la messe, le Choeur Montjoie Saint-Denis entonnait les chants traditionnels " Les Africains " et " la Cavalcade ".

L'oraison de M l'Abbé Beauvais a été, comme à l'accoutumée, d'une haute tenue, directe et sans fard, réconfortante car témoignant de sa réelle compassion pour les souffrances subies.

Nous ne remercierons jamais assez cette Eglise qui nous a ouvert ses portes quand tant d'autres se fermaient ou se bornaient à nous tolérer en nous bâillonnant.

Nicole Ferrandis

Samedi 14 Mars 2009Samedi 14 Mars 2009 à 13H30
Grande manifestation nationale à Valence.

Valence, forte mobilisation contre la commémoration du 19 mars M Alain Maurice, nouveau maire élu à Valence, certainement lié par ses promesses de campagne et sans doute acquis aux conceptions de la F.N.A.C.A., avait soumis au conseil municipal son projet de baptême d'un square du 19 mars dans cette ville qui a accueilli nombre de nos Compatriotes en exil.

L'ANFANOMA n'avait pas manqué de mettre en garde l'intéressé par un courrier du 28 juin 2008, demeuré sans réponse.

Nous en reproduisons ci-après un large extrait :

" C'est avec stupeur que nous avons appris que l'une de vos premières mesures en accédant à la Municipalité de Valence sera le baptême d'un square du 19 mars 1962. Vous ne pouvez ignorer qu'en agissant ainsi vous heurtez brutalement la communauté des Français rapatriés d'Algérie et notamment ceux d'entre nous qui se sont établis dans votre cité. Nous avons du mal à imaginer que, près de deux générations après l'exode infligé à un million de Français, certains de nos compatriotes métropolitains n'aient pas compris -ou plutôt n'aient pas voulu comprendre - notre douleur et notre souffrance. Vous venez de fouailler à nouveau des blessures jamais cicatrisées. Faut-il vous rappeler que les morts après le 19 mars ont été plus nombreux que ceux tombés tout au long des huit années d'affrontements ? Faut-il vous rappeler que c'est par milliers que des Français, civils mais aussi militaires, ont été enlevés après ce pseudo cessez-le-feu ? Mais vous savez tout cela, bien sûr ... Puissiez-vous prendre conscience de la mauvaise action que vous vous apprêtez à commettre ! "

M.Alain Maurice maintenant son funeste projet, les principales associations de Rapatriés et d'Anciens Combattants ont décidé en commun d'appeler à une manifestation dans cette ville, quelques jours avant la cérémonie du baptême de ce square. C'est ainsi qu'une foule considérable, approchant 2000 personne selon le reportage télévisuel, se retrouvait le 14 mars dernier pour défiler dans le plus grand calme pendant plus de deux heures dans les principales artères.

Organisée magistralement par Bernard Cini, le jeune Président du Cercle algérianiste local, la manifestation, sous des banderoles et pancartes éloquentes rappelant les drames qui oint jalonné l'abandon de nos départements, rassemblait les leaders des principales associations, si nombreux qu'il nous est impossible de les citer ici car nous en oublierions forcément.

Signalons que l'ANFANOMA était fortement représentée, non seulement par sa Section locale, animée par Guy Seror, mais aussi par ses délégations venues d'Avignon, de Grasse, de Mougins, de Pierrelatte, de Marseille. Yves Sainsot, Nicole Ferrandis, Jean-Louis Jourdan représentaient le siège national.

L'écho médiatique a, une fois n'est pas coutume, rendu compte fidèlement de cette manifestation qui a témoigné de l'union sur l'un des thèmes majeurs de nos revendications. Le but a été atteint. Félicitons les organisateurs et les nombreux participants. Ajoutons que M Alain Maurice ne manque pas de culot, car quelques jours après, il osait déclarer publiquement :

" Nous avons tenu bon face aux montagnes de lettres de menaces, face à cette manifestation de samedi avec 500 à 800 personnes encadrées par une trentaine de miliciens au crâne rasé, habillés de noir ... "

l'ANFANOMA ne manquait pas de réagir par courrier, signé d'Yves Sainsot et expédié dès le 21 mars :

" C'est avec stupeur que je prends connaissance de vos déclarations lors de l'inauguration du square devenu pour nous infréquentable, reproduites dans le Dauphiné du 21 mars. Passons sur une minoration grossière du nombre des manifestants qui, le 14 mars, ont arpenté les artères de Valence sous de simples banderoles en scandant leur condamnation de la commémoration du 19 mars 1962 qui, loin de marquer l'arrêt des tirs a mis, au propre comme au figuré, le feu aux poudres. Les Valentinois jugeront... Comme ils jugeront l'assertion grotesque qui vous est prêtée : "l'encadrement de la foule par une trentaine de miliciens au crâne rasé, habillés de noir". Nous voudrions croire qu'il s'agit d'une erreur de transcription dont vous voudrez bien demander rectification car nous pensons qu'un magistrat municipal ne saurait fabuler de façon aussi éhontée. Mais peut-être étiez-vous absent de Valence ce jour-là et avez-vous ajouté foi à des rapports erronés ? Si tel n'était pas le cas, nous aurions quelques raisons de nous inquiéter pour votre charmante cité, pour vos administrés et pour vous-même... Vous ayant déjà écrit en juin dernier - en toute correction et sans donc que ma lettre ait grossi " la montagne de menaces " que vous auriez accumulée - et n'ayant reçu aucune réponse, je souhaite cette fois avoir l'honneur d'une explication. "

M Maurice a répondu cette fois, du moins pour la forme

" A Valence tout a été dit et écrit sur l'inuguration du square du 19 mars 1962. J'ai en effet tenu bon dans le respect de mes engagements et ne souhaite développer aucune explication supplementaire...... "

Nos Compatriotes jugeront de la pertinence de cette réponse... Et s'en souviendront, le moment venu!


6 Mars 2009

L'ANFANOMA démissionne du Haut Conseil des Rapatriés

Après avoir vainement tenté d'attirer l'attention du Premier Ministre sur la colère grandissante des Rapatriés, l'ANFANOMA avec 8 autres associations, s'est retirée d'une instance devenue sans objet.

HAUT CONSEIL DES RAPATRIES, Douze membres du H.C.R. démissionnent de cette instance

Les membres du H.C.R. dont les noms figurent ci-dessous ont présenté leur démission le 6 mars 2009 de l'instance consultative à laquelle ils avaient été nommés par le Premier Ministre.

Conscients de représenter une fraction importante de cette institution, ils avaient signalé le très vif mécontentement de la Communauté des Rapatriés devant l'absence de mesures concrètes de mise en oeuvre par le Gouvernement des principaux engagements du chef de l'Etat.

Les Français rapatriés sont mécontents en effet

Parce que le candidat, aujourd'hui Président de la République, leur écrivait les 6 et 16 avril 2007

"je veux sortir de la situation où nous sommes depuis trop longtemps, dans laquelle l'Etat promet constamment de faire un peu plus sans jamais faire tout-à-fait ce qu'il faut, et les Rapatriés espèrent à chaque élection ce qui n'arrive jamais ou qui arrive si tard que déceptions et rancoeurs s'en trouvent aiguisées "

et qu'ils se trouvent aujourd'hui dans la situation précisément décrite,

Les membres du HCR démissionnaires constatent avec regret que leur message du 4 décembre, assorti d'une demande d'audience au Premier Ministre, n'a pas été pris en considération. Ils ne voient plus, dans ces conditions, aucun sens à leur mission au sein du Haut Conseil.

  • BOUALAM Ahmed ( Président U.N.C. Anciens Supplétifs AFN )
  • DUCOS-ADER Colette ( Vice-Présidente MAFA et ARMR)
  • FADDA Denis ( Président France Afrique / Président du CLAN)
  • FERRANDIS-DELVARRE Nicole ( Présidente A. Familles Victimes 26 Mars 1962 / Vice-Présidente ANFANOMA)
  • GARCIA Gérard ( Président A. Amis d'Algérianie)
  • HAACK Georges ( Vice-Président ANFANOMA)
  • LEVY Michel ( Président GNPI)
  • PEREZ Joseph ( Président CDHA)
  • SAINSOT Yves ( Président ANFANOMA)
  • SEROIN Jean-Pierre (Président MAFA)
  • SPINA Jean-Paul (Secrétaire général CLAN)
  • VALLAT Jean-Félix (Président ARMR / Secrétaire Général MAFA))

Anfanoma
4 rue des Arènes - Paris
tél:01-61-35-12-74